.......Vous cherchez un produit dans une boutique aux environs ? Froogle fait ça pour vous ! Vous cherchez une image pour illustrer un dossier ? Google images est là pour ça. Il existe comme cela des dizaines de services estampillés Google pour chaque type d’information que vous souhaitez (cartes routières, nouvelles, groupes de discutions, blogs…). Le projet le plus ambitieux pour google à l’heure actuelle est, son projet de bibliothèque numérique en ligne : Google Livres (anciennement appelé Google Print). C’est aussi un de ses services les plus controversés. Son but est « d’organiser l’information mondiale » selon son éditeur. Google souhaite numériser d’ici 2015, pas moins de quinze millions de livres issus de grandes bibliothèques anglo-saxonnes, pour un coût estimé entre 150 et 200 millions de dollars.

Google compte monétiser son système en vendant des liens sponsorisés sur les pages de résultats Google Livre. Le moteur de recherche a passé des accords avec de grandes universités (Stanford, Harvard, Michigan...) et bibliothèques (la bibliothèque publique de New York., entre autres) pour numériser l'ensemble de leurs catalogues. Mais sans tenir compte de la question des droits d’auteur et des ayants droit. Plusieurs éditeurs et auteurs estiment que Google viole leurs droits en numérisant et publiant sans autorisation leurs ouvrages trouvés dans les bibliothèques. Afin de crever cet abcès en formation, Google a opté pour une solution à la saveur très particulière :
"Désormais, les détenteurs des droits peuvent nous dire quels livres ils préféreraient ne pas nous voir numériser, si nous les trouvons dans une bibliothèque. Pour (leur) permettre d'examiner ces possibilités, nous ne numériserons aucun livre sous copyright d'ici à novembre " a ainsi précisé Adam Smith, responsable du projet. Il ajoute,
"Nous pensons que la plupart des éditeurs et auteurs choisiront de participer au programme afin de présenter leur oeuvre aux innombrables lecteurs de par le monde, mais nous savons que tout le monde n'est pas d'accord et nous voulons faire de notre mieux pour respecter les opinions". Un avis qui n’est pas partagé par tous. En effet, le président de la bibliothèque nationale de France à réagi à ce projet en lançant l’idée d’un projet européen de numérisation pour contrebalancer le projet commercial anglo-saxon de Google.
.......Le danger de n’avoir qu’un projet commercial américain, pour regrouper toute la culture mondiale, est que les informations risquent de ne pas être classées par ordre d’intérêt, mais plutôt par rapport aux publicités affichées avec celles-ci. De plus, la culture Anglo-saxonne risque d’être favorisée au détriment de la culture Européenne par exemple.
.......Enfin, un autre problème se pose à maximiser cette centralisation de l’information. En effet, Google est le moteur de recherche le plus utilisé au monde. Une grande partie du web étant archivée et indexée sur Google, lorsque un internaute fait une recherche sur celui-ci, il est quasi-certain d’obtenir le résultat le plus pertinent possible. Or, les pages sont organisées par « Page Rank » et pour faire gonfler ce « Page Rank », rien de plus simple, il suffit de faire du « bombardement Google » (
Google bombing). Qui consiste à associer sur le plus de pages Web possible une expression à un site Web donné, de sorte qu'une recherche Google sur cette expression remonte le site en question dans les premiers résultats. Les campagnes de bombardement Google se font à travers les forums ou les blogs, en incitant les internautes à participer. Il suffit au participant d'ajouter sur un site Web ou un blog un lien vers le site visé en l'associant à l'expression. L'un des premiers sites à avoir été visé par un bombardement est celui de la biographie du président des États-Unis George Walker Bush sur le site de la Maison Blanche. Une recherche Google sur l'expression «
miserable failure » (échec malheureux) donne encore ce site comme premier résultat. Nous voyons donc qu’il est « facile » de truquer le classement des pages et ainsi fausser les recherches de certaines personnes qui ne prennent pas la peine de croiser leurs sources.
Le moteur de recherche francophone Misterbot, nouvellement créé, indexe près de 9 millions de pages web en français. Il a été développé sur la base d'un script Aspseek modifié par l'équipe de développeurs du moteur. Ses originalités sont les suivantes :
- Système d'archivage de résultats de recherches par cookies (beta test) sur le PC de l'internaute.
- Filtre direct par extentions : .fr .be .ca ... et mots clés dans l'url : blog, forum, annuaire ... et date de dernière modification.
- Soumission de sites gratuite (en cours de développement).
Les liens sponsorisés proviennent de la régie Misterbot.com. L'enchère minimale est fixée à 0,05 euro sur le moteur et à 0,10 eur
source : http://actu.abondance.com/2005-50/misterbot.php.