L'e-sport et le dopage ? C'est en effet une réalité, confirmée une fois de plus par Alex Walker, directeur des tournois des WCG.
Le dopage concerne aussi le sport électronique. Il y a quelques années, le joueur hollandais de Quake Ivo "Forever" Lindhout avait avoué avoir pris des calmants pour gérer un stress plus important lors des Lans. Si le fait de prendre des calmants pour retrouver le niveau que l'on peut avoir à la maison est très proche du dopage, qu'en est-il d'utiliser des substances qui vont améliorer les performances des joueurs ? L'affaire avait pris un peu plus d'importance quand Angel munoz avait mis en place en 2007 des contrôles sur les méthamphétamines dans la CPL : ce fut la première et dernière mesure importante contre le dopage.
Alex Walker, directeur du tournoi des World Cyber Games, affirme lui aussi que le dopage est présent. L'une des substances illicites mise en cause serait les amphétamines, que prennent les joueurs pour aider leur concentration et leurs reflexes. Toutefois, les WCG révèlent qu'aucune mesure ne sera prise pour tenter d'éradiquer ce phénomène de leurs tournois. Plus étonnante encore est la manière dont Alex Walker l'annonce :
« Ils peuvent prendre les drogues qu'ils veulent, du moment qu'ils ne le font pas dans l'enceinte du tournoi. »
Ce dernier semble rester passif devant ce genre de comportement en abandonnant l'idée de faire des tests pour chacun des joueurs lors des événements. Cela coûterait beaucoup trop d'argent à l'organisation. Tant que les joueurs ne se droguent pas dans les locaux du tournoi, les organisateurs ne pourront en aucun cas être tenus pour responsables de ces pratiques : une façon comme une autre de s'en laver les mains.
Avec un minimum de recul, tout ceci paraît presque logique, notamment à cause de la pression des sponsors, des médias, mais aussi de l'argent mis en jeu lors des événements internationaux. Mais le sport électronique se rapprocherait alors de plus en plus du sport « physique », et de la mauvaise image des athlètes dopés qui lui est souvent attachée. Nous espérons que les compétitions ne deviendront pas une sorte de « tour de france », où tous les spectateurs douteraient des qualités des participants... Affaire à suivre.
Enfin on va bien voir